One Intelligence veille à votre succès

Article relesased in Journal de la Chambre Franco-Suisse de Commerce et d'industrie by Yannick Poivey, founder of One Intelligence.

January 2011 - Article PDF

One Intelligence : pouvez-vous nous expliquer quelle activité est représentée par ce nom ?
One Intelligence est une société de conseil spécialisée dans la recherche de renseignements d’affaires difficiles d’accès. La dénomination de notre société reprend le terme anglais d’intelligence, que l’on pourrait traduire par renseignement mais qui revêt une acception plus large. Dans la perspective d’une entreprise, on pourrait parler de connaissance de son environnement, comprenant les clients, les fournisseurs, les concurrents, les parties à un litige commercial, etc. En France, on parle maintenant beaucoup du concept d’intelligence économique, même si le terme est moins usité en Suisse. Dans les pays anglo-saxons, on parlera d’investigation et de business intelligence.

Qu’entendez-vous par renseignements d’affaires difficiles d’accès ? 
Cela signifie que nous ne nous arrêtons pas à l’examen des informations dites publiques, telles que les archives de la presse, l’Internet ou encore le registre du commerce. Nous avons la capacité d’aller plus loin, en nous appuyant notamment sur des techniques d’entretiens qui permettent d’obtenir des informations exclusives et de première main. Ceci dit, nous ne négligeons pas l’information publique : face à la croissance exponentielle des données disponibles notamment sur Internet, le simple processus de sélection, d’analyse et de hiérarchisation des informations importantes pour nos clients constitue un premier niveau de valeur ajoutée.

Quels sont les objectifs des clients qui confient une mission à One Intelligence ? 
Pour résumer, je dirais que nos missions de recherche sont de deux ordres. 
Premièrement, les missions visant à la prévention des risques : nos clients nous demandent des informations détaillées sur un futur partenaire, un prospect, un candidat pour une fonction senior… Je prends un exemple : une société nous a récemment demandé de vérifier le parcours et la réputation professionnelle d’un futur apporteur d’affaires au Moyen-Orient, et ce de façon discrète.  

Deuxièmement, les missions de « résolution de problème », en particulier dans un contexte de litige commercial : les clients ont besoin d’éléments de preuve, ou tout simplement d’une connaissance détaillée de la partie opposée, afin de faire valoir au mieux leurs arguments devant le juge. Je vous donne un exemple : nous avons récemment aidé un établissement à démontrer des affiliations entre un débiteur ayant quitté la Suisse depuis plusieurs mois, et un ensemble de sociétés basées à l’étranger. 

Dans certains cas, en aval d’un jugement favorable, certains clients nous demandent également de mener une recherche d’actifs afin de faciliter la mise en œuvre dudit jugement. Dans le cas précédemment cité, nous avons également aidé notre client à identifier le patrimoine professionnel actuel du débiteur en question.

Est-ce à dire que vous travaillez beaucoup pour des études d’avocats ? 
Les études d’avocats sont effectivement des prescripteurs réguliers de nos services. Ceci dit, nos clients appartiennent à des catégories extrêmement diversifiées : banques privées, établissements de gestion de fortune, sociétés industrielles, quelques personnes physiques… Cette diversité augmente l’intérêt de notre travail, mais aussi la difficulté de la segmentation marketing !

Avez-vous relevé des évolutions notables dans votre métier au cours de la période récente ? 
Nous percevons une tendance croissante des organisations à s’inscrire dans une logique de compliance : nous ne parlons pas ici des banques, qui ont matérialisé la fonction il y a longtemps déjà. Désormais, de multiples acteurs, et notamment les sociétés de trading de matières premières, définissent un cadre les obligeant à recueillir des informations systématiques sur leurs contreparties, leurs clients. Il n’est en effet pas question de commercer avec une personne ayant fait l’objet de multiples condamnations, ou une entreprise liée en sous-main à des intérêts géopolitiques sensibles… 

Comment en vient-on à fonder One Intelligence ?
Après des études à Paris, j’ai découvert le secteur de l’intelligence économique aux Etats-Unis, où j’ai également étudié. J’ai travaillé une dizaine d’années pour un groupe américain leader de ce secteur, à Paris puis à Genève, où j’ai ouvert un bureau de représentation en 2006. J’ai fondé One Intelligence à Genève en octobre 2009.

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